Dav Guedin

Bio

Illustrateur et scénariste, Dav Guedin s’est d’abord fait connaître par la création du collectif Crazy Dolls où il réunissait, via un site web et des expositions, divers confectionneurs de poupées et de peluches bizarres. Ses premiers livres, comme Les frères couillus ou Brothers Caca Klan, ont été publiés sous le nom des frères Guedin par Le Dernier Cri, éditeur underground marseillais. Dav et Gnot s’adonnaient alors à des détournements graveleux d’images stéréotypées des années 50-60. Parce qu’ils ont flairé le bon filon, ils ont à nouveau publié des bandes dessinées avec des titres qui sentent bon la testostérone aux éditions Même pas mal et AAARG, à l’image de Luv Stories et Des aventures pour les vrais bonhommes. Dav a sorti plusieurs albums avec le dessinateur Craoman : Colo Bray‑Dunes chez Taste y Cool (trois tomes, intégrale rééditée par Delcourt), un récit bouleversant de ses souvenirs d’animateur auprès de personnes handicapées physiques ; puis Breizhskin chez Ankama (Label 619), une histoire inspirée de faits réels, façon coup de poing américain, sur de jeunes skinheads bretons. D’une manière touchante, intime et drôle, Dav dévoile la découverte et l’exploration sexuelle de son adolescence en toute franchise et sans cliché dans ses Confessions d’un puceau, fruit de sa collaboration avec le magazine AAARG!. Dans la même veine que l’autobiographique Colo Bray‑Dunes, Dav use d’un humour tendre pour narrer ses souvenirs d’animateur auprès d’enfants dans Down with the kids, son premier livre aux éditions Rouquemoute. En plus des bédés et des peluches, les frères Guedin ont réalisé en 2012 les dessins d’un clip pour Catherine Ringer : Punk 103. Récemment, Dav s’est également mis au tatouage, ce qui lui permet de reproduire ses dessins sur des gens inconscients.

Bibliographie
Avec son frère, Gnot Guedin :
  • Les Frères Couillus, éditions Le Dernier Cri, 2004
  • Brothers Caca Klan, éditions Le Dernier Cri, 2005
  • Bouiz?, éditions Imagora, 2006
  • Famille Couilles, éditions Le Dernier Cri, 2007
  • Taste Y Cool, éditions Brazo Negro, 2007
  • Mémoires de bâtards, éditions Le Dernier Cri, 2008
  • Les Frères Guedin, éditions Charrette, 2009
  • Les Frères Guedin Two Nus, éditions Charrette, 2010
  • Mémoires de bâtards 2, éditions Le Dernier Cri, 2011
  • Luv Stories, éditions Même Pas Mal, 2011
  • Les Frères Guedin III, éditions Charrette, 2012
  • Des aventures pour les vrais bonhommes, éditions AAARG!, 2015

 

Avec Craoman :
  • Colo Bray-dunes 1, éditions Taste y Cool, 2009
  • Colo Bray-dunes 2, éditions Taste y Cool, 2010
  • Colo Bray-dunes 3, éditions Taste y Cool, 2012
  • Colo Bray-dunes 1999, éditions Delcourt (collection shampooing), 2012
  • Breizhskin, éditions Ankama (Label 619), 2016

 

Seul :
  • Confessions d’un puceau, éditions AAARG!, 2016
  • Down with the kids, éditions Rouquemoute, 2018
  • Confessions d’un puceau, réédition augmentée, éditions Rouquemoute, 2018
Galerie
Sur la boutique

Retrouvez les livres et goodies de Dav Guedin sur la boutique en ligne des éditions Rouquemoute en cliquant sur la bannière ci-dessous !

 

Revue de presse
France Inter, « Vous les femmes », 23 juin 2019

 

BD Gest, 30 avril 2019

L’enfance qui s’enfuit, l’adolescence qui vous tombe dessus, c’est le début des tourments. Finies l’insouciance et l’innocence, bonjour les turpitudes, les doutes et la gêne, Dav Guedin repasse sur le divan avec cette édition augmentée de ses Confessions d’un puceau. La puberté, les prémices de la sexualité et l’insondable mystère entourant les filles ne sont pas des sujets nouveaux, loin de là. En BD, certains artistes comme Fabrice Tarrin ou Riad Sattouf ont choisi la chronique douce-amère, Tronchet ou Zep ont préféré l’humour et la tendresse. Guedin est plus radical et a opté pour le réalisme pur et dur avec des poils autour et des fluides corporels un peu partout. Peu importe la manière, tous sont au moins d’accord sur un point : entre râteau et déconvenue, ça n’a pas été une partie de plaisir, du moins au début. Souvenirs réels et fantasmés, épisodes honteux ou assumés, l’auteur fait avant tout preuve de la plus grande honnêteté. Il se livre en entier sans tabou ou auto-censure. Résultat, le ton peut déranger, voire choquer en ces temps où le politiquement correct tend à adoucir artificiellement les discours. Il faut juste appeler un chat un chat, face aux attaques d’hormones, même la rectitude la plus prude est souvent inutile. Œuvre cruellement drôle, marquée par son époque (les années 80), Les confessions d’un puceau devrait parler aux quadragénaires. Pour les plus jeunes, oui, avant internet, les pin-up étaient en papier et les pages collaient rapidement.

 

L’avis textuel de Marie M, 20 avril 2019

Dav Guedin vient de rassembler à nouveau ses Confessions d’un puceau. Les éditions Rouquemoute reprennent le flambeau pour publier l’intégrale, revue et augmentée, dans un très bel ouvrage de luxe, avec couverture cartonnée et dos toilé (dans leur nouvelle collection nommée Top Moumoute). Les planches sont, pour la plupart, en noir et blanc, avec de nombreuses surprises : des illustrations couleurs, un album-photo personnel de l’auteur, des croquis, des contributions inédites d’autres dessinateurs dont ElDiablo qui signe aussi la préface. Très beau livre, mais à ne pas mettre entre toutes les mains (enfin pas des enfants trop jeunes), puisqu’il s’agit des souvenirs d’adolescence d’un obsédé sexuel, de ses premières fois et de ses frasques sexuelles plus ou moins réussies. Je dois reconnaître que c’est très travaillé, surréaliste parfois, et bourré de détails imaginatifs. Sa poésie est dans le texte bien sûr, car ce qui est toujours un bonheur de lecture, c’est le ton de l’auteur, impertinent et sincère (avec le recul, il n’est pas toujours fier de ses aventures et l’avoue), donc touchant et drôle.

 

France Info, “A lire ouvert”, 6 avril 2019

 

Radio Lézart, “Bulles en Stock”, 2 avril 2019 (45’)

 

Planète BD, 15 mars 2019

Si on s’intéresse un tantinet à ce qui fait bouger la BD indé, Dav Guedin s’impose là. à chaque création, on se fend franchement la pipe, mais on reçoit également une invitation à réfléchir sur le thème décliné. Derrière les allures de provoc’ que prend bien souvent la narration, il y a toujours un discours. On ne va pas vous faire un dessin pour cet album aujourd’hui réédité par Rouquemoute, c’est quand même la spécialité de Dav, dans son style si particulier. Une sorte de trait tordu mais esthétique. Un truc qui renvoie à la beauté cachée des laids, comme disait Gainsbourg. L’aîné des Guedin se fout donc à poils : le voilà en train de nous livrer l’histoire de son intimité sous toutes les coutures et braguettes. Ce qu’il y a de remarquable, dans cet ouvrage, c’est qu’il ne tombe jamais dans le grossier. Grotesque par moments, tendre par d’autres, ce récit autobiographique exprime une belle palette d’émotions, qui se déclinent au long cours des souvenirs dont on devient le témoin. Parler de sexe sans être vulgaire, ce n’est pas donné à tout le monde. On peut être trivial (ce gars là n’a rien de puritain, c’est sûr), mais aussi faire preuve de respect pour les femmes, même si elles sont l’objet du désir. Les seuls mots que Dav Guedin livre en introduction sont : Je remercie la vie. Une fois l’album reposé, on comprend pourquoi. Hé ben oui, merci la vie, merci Dav Guedin et merci Rouquemoute pour avoir l’audace de le rééditer.

 

Rétine pétillante, 9 février 2019

L’histoire est narrée de manière singulière et humoristique avec une note étonnement poétique qui plane sur une base d’humilité et d’ironie. Un journal intime extériorisé par le dessin et les souvenirs de l’auteur qui fusent car il ne s’agit pas d’un simple défouloir mais aussi d’une rétrospective originale et intelligente. Il casse les codes et brise les tabous à grand coup de pinceau, en mettant en lumière les moments les moins glorieux qu’un homme puisse avoir dans sa vie. Son écriture est sans filtre, il y a du romantisme, du trash, de l’honnêteté avec en supplément du poil en veux-tu en voilà, des fleurs-minous, des fleurs-troutrous et surtout… surtout de l’amour. Forest Gump avait raison: La vie c’est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Graphiquement parlant, il y a vraiment une finesse des traits et un style maîtrisé et très travaillé.

 

Télénantes, “La Quotidienne”, 7 février 2019

 

Sun Radio (Nantes), 31 janvier 2019

 

France Bleu Loire Océan, 30 janvier 2019

 

France 3 Pays de la Loire, 29 janvier 2019

 

France 3 Pays de la Loire, 18 janvier 2019

 

Ouest-France, 10 janvier 2019

 

RTL2, 15 juin 2018

 

Charles Boidin, 2 juin 2018

 

DBD, n°124, juin 2018

 

Radio Campus Lyon, 17 mai 2018

 

Le Quotidien, 15 mai 2018

 

Charlie Hebdo, n°1346, 9 mai 2018

 

Radio Lézart, “Bulles en stock”, 8 mai 2018 (55’30)

 

France Inter, “La Bande Originale”, 7 mai 2018

 

Le Dauphin libéré, 3 mai 2018

 

L’avis textuel de Marie M, 29 avril 2018

Il s’agit des confessions d’un animateur un peu foufou et très inventif. La préface de Pierrick Starsky, rédac chef de feu la revue de bande dessinée Aaarg, donne envie de lire le livre et de mieux connaître l’auteur. Allons-y ! Et là, je souris et je ris, du début à la fin : c’est drôle, charmant, touchant. Beaucoup d’humour et autant d’amour. Pourtant Dav Guedin ne se la raconte pas, ne se montre pas toujours sous son meilleur jour. Il est cash, voire trash avec les enfants — souvent de sales gosses qu’il arrive à mettre dans sa poche. Finalement (on ne devrait jamais trop se fier à sa première impression sur la couverture), c’est vraiment une belle découverte. Je suis très agréablement surprise.

 

Occitanie Tribune, 16 avril 2018

Dav Guedin use d’un humour tendre pour narrer ses souvenirs d’animateur auprès d’enfants. Les premières planches ont été prépubliées dans la nouvelle formule de AAARG!, magazine de « bande dessinée et de culture à la masse », du n°1 (février 2016) au n°8 (avril-mai 2017). Pierrick Starsky, ancien rédacteur en chef de la revue, signe d’ailleurs la préface de la BD. 

 

Canal BD Magazine, n°119, avril 2018

 

Planète BD, 30 mars 2018

Je venais de donner ma démission à la ville de Paris, après avoir passé des années à animer des ateliers et encadrer des enfants. Je ne voulais pas tourner la page comme ça. Ça avait beaucoup trop compté pour moi ! J’ai un profond respect pour les fonctions d’animateur ou d’éducateur qui ne sont pas assez mises en valeur et prises au sérieux, alors qu’on a de sacrés responsabilités quand-même ! Et j’adore les mômes, c’est de la joie en barre. Alors oui, j’ai pris le parti de choquer mon public péniblement récolté en faisant un bouquin plus « mignon » ou attendrissant. Je ne pouvais pas faire autrement. En même temps après Breizhskin que même moi j’ai du mal à relire, tellement il est dur et qu’il n’a pas été facile à accoucher, je pouvais me permettre ! Et je ne vous raconte pas le plaisir que j’ai eu à me rappeler ces petits moments de vie qui m’ont marqué. Hmmmm. Il fallait que je tranche avec mon boulot en noir et blanc, car le fond était très différent de ce que j’ai l’habitude de faire, comme je disais. J’avais fait deux-trois dessins à l’aquarelle, j’avais bien aimé. Le fait que ça passait dans AAARG et qu’il y avait donc des échéances, j’étais obligé de m’y coller ! J’aime bien me mettre des contraintes ! Bon après c’est super lourd, l’aquarelle, par moments. J’ai écrit que c’était la dernière fois, mais en fait, ça commence à me manquer. Comme quoi ! Mais retour obligé au noir et blanc… plutôt au crayon direct, même.

 

Planète BD, 26 mars 2018

Y’a des types qui font des albums pour raconter quelque chose. Quelque chose d’autre qu’une histoire fictive. Dav Guedin, faut croire qu’il fait un gros doigt aux entertainers à la ricain. Bah oui, divertir pour divertir, c’est bien, mais parler des gens, un peu de lui et beaucoup des autres, c’est mieux. Et en parler comme il le fait, quand il n’adopte pas un ton outrancier mais franchement marrant et derrière lequel on retrouve un réel discours (lisez Bonhommes, Confessions d’un puceau, démerdez- vous pour trouver Mifa ou quoique ce soit qui porte son nom en couv’ et vous comprendrez), c’est juste touchant. Dans son avant-propos, il souligne qu’il n’a pas d’enfants mais qu’il a le sentiment d’en avoir eu des milliers. Et il parle de leur magie. Celle-là même qui l’a réconcilié avec l’humanité. En 26 tranches de vie dédiée chacune à un(e) môme, il nous balance un vrai rayon de soleil à l’âme. Fait qui n’a rien du hasard, c’est la première fois qu’il utilise la couleur, en aquarelles, pour s’éloigner du noir et blanc parfois rugueux qui collait bien au ton de ses autres récits. Ici, les couleurs sont le symbole de la vie, elles renvoient à celles que les gosses utilisent pour tout colorier. Et on devine aisément que ces gosses ne rigolaient pas tous les jours. Alors Dav, à qui on semble confier les « cas » les plus délicats, il les prend tous comme ils sont et il fait avec. Il fait quoi ? Eh bien il leur amène du soin et de la considération, il les remet bien en place aussi quand il faut. Bref, il les aide à grandir et il se grandit à travers eux. 

 

Actua BD, 12 mars 2018

 

 

Bodoï, 16 février 2018

Dav Guedin est l’auteur d’un oeuvre singulière, au ton volontiers punk, mais toujours enjoué et drolatique. Même quand il raconte des événements a priori peu propices à la poilade, il sait comment poser son regard pour voir la vie du bon côté.  S’armant d’aquarelle, Dav Guedin y croque les gamins croisés dans les écoles où il a été surveillant ou animateur. De son trait caricatural, évoquant parfois les difformités de cartoon des cartes Crados, il brosse des portraits tendres et fendards de l’enfance de France d’aujourd’hui, métissée et passionnante, avide de bêtises et de câlins comme tous les enfants du monde.

 

Bernieshoot, 14 février 2018

Dav Guedin use d’un humour tendre pour narrer ses souvenirs d’animateur auprès d’enfants. Les premières planches ont été prépubliées dans la nouvelle formule de AAARG!, magazine de « bande dessinée et de culture à la masse », du n°1 (février 2016) au n°8 (avril-mai 2017). Pierrick Starsky, ancien rédacteur en chef de la revue, signe d’ailleurs la préface de la BD.

 

Branchés culture, 7 février 2018

Depuis ma plus tendre enfance [Albert Algoud], j’aime la BD. Des coups de cœur récents ? L’été Diabolik de Smolderen et Clérisse chez Dargaud, le tome 3 de l’Arabe du Futur de Riad Sattouf (mais comment oublier le Tome IV de Pascal Brutal?). Puis, il y a le Down with the Kids de Dav Guedin en préparation aux Éditions Rouquemoute.

 

Télénantes, 22 janvier 2018
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